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À Kindia, des agriculteurs peinent à accéder aux tracteurs pendant que la saison agricole avance

tracteur

Dans plusieurs localités de la préfecture de Kindia, notamment à Kaali, de nombreux agriculteurs rencontrent d’importantes difficultés pour préparer leurs terres alors que la campagne agricole est déjà lancée.
Sur le terrain, la même inquiétude revient : le manque de tracteurs disponibles et les retards dans les prestations de labour.

« Nous avons la terre, mais sans labour rapide, on risque de rater la saison », confie un producteur rencontré dans la zone.


Selon un responsable de la gestion des tracteurs dans la préfecture, les moyens restent limités. Deux tracteurs de l’État sont actuellement opérationnels dans la zone, l’un basé à Souguéta et l’autre à Madina Oula. « La demande est très forte. Les grands exploitants mobilisent souvent les engins pendant plusieurs jours, ce qui réduit leur disponibilité pour les petits producteurs », explique-t-il. Le parc de matériel est également fragilisé par les pannes. Sur cinq tracteurs disponibles auparavant, deux sont actuellement hors service.


Des coûts élevés pour les producteurs


Pour les exploitants qui optent pour la mécanisation privée, le coût du labour reste élevé :
Environ 500 000 GNF par hectare pour le tracteur
350 000 GNF pour le passage de la herse
Environ 120 000 GNF de frais de liaison pour le déplacement
Les tracteurs de l’État, gérés par la Direction préfectorale de l’Agriculture de Kindia, sont facturés à environ 400 000 GNF par hectare, auxquels s’ajoutent également les frais de liaison.
La traction animale comme alternative
Face à ces contraintes, certains agriculteurs se tournent vers la traction animale, estimée à environ 120 000 GNF la demi-journée.

Mais le contraste reste important.

« Là où un tracteur peut labourer une parcelle en 30 minutes, la traction animale peut prendre cinq à six jours », témoigne un jeune agriculteur, Monsieur Barry, revenu récemment du Sénégal et engagé aujourd’hui dans l’agriculture.


Des engagements parfois non respectés


Au-delà du manque de machines, plusieurs producteurs dénoncent aussi des difficultés d’organisation. Certains prestataires prennent plusieurs engagements simultanément, puis repoussent ou deviennent injoignables.
Ces retards ont un impact direct sur les calendriers agricoles et les rendements.


Une urgence de mécanisation


Pour les acteurs du secteur, la situation met en lumière la nécessité de renforcer le parc de tracteurs, d’assurer la maintenance des équipements et d’améliorer l’organisation des services agricoles afin de soutenir les producteurs locaux.

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